Blanc, je ne voyais que du blanc. Ma vue était submergée par cette couleur pure et éclatante.Cependant, étais-je en train de rêver ou étais bien consciente ? Impossible de distinguer le vrai du faux dans une telle situation.Je fus soudainement prise de panique. La raison de cette angoisse m'étais inconnue. J'avais peur, tout simplement. Mais peur de quoi ? Moi mêm l'ignorais. Ma vision unicolore s'estompa peu à peu, et je pus, petit à petit distinguer des murs, puis une couleur, violet clair. La vision de cette couleur apaisa mon coeur et repris difficilement un rythme quasi normal. J'étais dans ma chambre. Ceci marquait donc la fin de mon rêve, ou plutôt de mon cauchemars devrais-je dire. C'était un cauchemar, j'en était certaine. Je ne faisait que ça, ces temps ci, des cauchemars, d'horrible cauchemars. Toujours plus sombre à chaque fois, toujours plus meurtrier.Ma mort. Une mort lente et douloureuse. Je ne rêvais que d'elle, à chaque fois. Chaque nuit avait une mise en scène différente, encore plus horrible que la précédente. Comment sera-t-elle demain ? Serais-je frappé jusqu'à n'être qu'un vulgaire corps inerte sur le sol,qu'on laissera agoniser jusqu'à ce que mort s'en suive ? Serais-je noyée ? Étouffée, peut être, allez savoir ! Je fus tout de fois reprise par la réalité. J'étais en vie, c'était déjà ça.Je fermai les yeux lentement et me concentrai sur ma respiration, encore saccadée. Je pouvais sentir mon coeur tambouriner à l'intérieur de ma cage thoracique. Qu'il était bon de se sentir en vie.Je poussai un léger soupir d'apaisement et me rendit compte que l'on devait surement être un jour de cours. Ce qui inclus donc que je devais faire mon devoir d'élève et aller en cours. Je commençai donc par étirer chacun de mes muscles, un à un, histoire de bien me réveiller. A ma grande surprise,ceux-ci ne m'étaient pas douloureux ce matin, une bonne nouvelle. Je pris ensuite mon courage à deux mains et me levai de mon lit. La maison était baignée dans un silence de mort. Une habitude, et un soulagement. Mon père n'était sans doutes là, ou alors il dormait, complètement saoul. Et ma mère dans l'histoire ? Elle est morte dans un accident de voiture en allant me chercher à la fin des cours, il y a un an. Un an. Un an que je vis un enfer, un an que j'ai la mort de l'être le plus chère à mes yeux sur la conscience, un an que me vie n'a plus aucun intérêt. Ma vue se troubla et des larmes firent leur apparition. Je les séchai d'un revers de main. Non, je ne devais pas pleurer, je devais être forte, toujours plus forte.Une fois mes larmes séchées, c'est sans motivation que je me dirigeai vers la salle de bain. Une fois rentrée,je fis face à un grand miroir.Hideuse. J'étais un vrai zombie. Ma peau était encore plus pâle que d'habitude. Etait-ce à cause de ma nuit quasi-blanche ? Bref. Je saisis un peigne et commença à peigner ma longue chevelure noire de jais. Après ma toilette faite et mes vêtements enfilés, il se fut le moment du maquillage. Comme à leur habitude, mes yeux gris perles seront cernés de noir. Un noir sombre et effrayant, ainsi, je ne donnerais à personne l'envie de me parler et pourrai passer ma journée calemement et surtout, seule. J'étais enfin prête. Je pris mon sac et le mis sur mon épaule droite, descendis les escaliers en prenant garde de ne pas réveiller mon cher père. Il ne manquerait plus que ça, qu'il se réveille... La peur au ventre, je sortis précipitamment de mon appartement. Je ne prendrais pas de petit-déjeuner. Tant pis. Je m'empressai de quitter mon quartier. Qui sait, je l'avais peut-être réveillé en fermant la porte et alors il me rattraperais pour me ramener chez moi et me faire vivre l'enfer, encore une fois. Après ma petite course d'environ 30 secondes, mon esprit devint plus serein. Je pris donc, l'esprit plus léger, le chemin du lycée.
Premier cours.Mathématiques. Ceci promettait d'être ennuyeux à mourir. Heureusement, j'avais pensé à prendre mon cahier. Un cahier à la texture de papier mâché, aux couleurs variantes du gris souris au bleu azur, en passant par le vert émeraude. Ce cahier dans lequel je notais tout. Toute ma vie. Toute mes peurs, mes craintes, mes déceptions, mais aussi mes rêves, mes envies, mes désires. Ce simple petit amassement de papier suffisait à me rendre heureuse. Enfin, heureuse, le mot est exagéré. Il me libérait de mes tensions quotidiennes et me permettait un petit moment d'évasion, mon seul moment de liberté. J'ouvrai mon cahier et regardai ce que j'avais marqué la veille. Il datait du 17 octobre. Ce qui voulait dire que nous étions le 18 octobre aujourd'hui. Une date parmi d'autre pour certains, mais une date significative pour moi. 18 ans. Je prenais mes 18 ans aujourd'hui. En y repensant, c'était une date comme les autres. La preuve, moi même je ne m'en était pas souvenue de suite. En même temps, ceci pouvait paraître normal, cela faisait plusieurs mois que j'avais perdu tout repères dans le temps. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. 18 Ans. L'âge de la majorité, l'âge d'être indépendant de ses actes, de ses choix. Mais aussi l'âge où chacun s'amuse et profite de la vie, enfin pour la majorité des personnes dont bien sure , je ne faisais pas partie. Je fus sortie tout à coup de mes pensées. Un élève avait frappé à la porte, un retardataire sans doute. Ce retardataire, je le connaissais bien, trop même. Il n'avait même pas encore franchi le seuil de la porte que mon coeur tambourinait déjà dans ma poitrine, encore un signe que j'étais en vie. Le grincement de la porte me força à relever la tête et regarder en direction de la porte. D'un pas lent et régulier, il entra dans la salle de mathématiques sous les regards des élèves, le mien plus attentif que les autres. Il était beau, si beau à mes yeux, la perfection à l'état pure.Sa silhouette assez fine était dissimulée par des vêtements amples. Il portait un baggie noir , aux motifs de fleurs hawaïennes bleues sur les poches, un t.shirt blanc simple mais magnifiquement bien portée sur lui, avec une veste couleur daim, dans les tons beiges. Ses cheveux noirs mi-longs coiffés en pagaille ressortait ses traits asiatiques :
- Ahmon ! Vous êtes en retard, encore ! , dit le professeur d'une voix nullement surprise et lasse.
-Oui.
-Prenez place et vite !
Sans dire un mot, il passa à côté de ma table,située au premier rang, laissant derrière son passage une légère trace de son parfum si envoûtant, pour ensuite prendre place a la dernière table de la salle, tout au fond, à l'opposé de la mienne, si loin. Le reste du cours parut durer des heures. A plusieurs reprises, je failli m'endormir. Les maths était pour moi d'une ennui mortel, dans tout les sens du terme. Malgrè cet ennui, mon coeur battait toujours aussi fort qu'à l'arrivée de mon âme soeur. Mon âme soeur, il l'était sans aucun doute. Jamais je n'avais ressenti une telle passion amoureuse, un tel désir, une telle tentation, jamais je n'avais aimé et jamais je ne pourrai aimer comme je l'aime. Il l'était, mon âme soeur, j'en était certaine. Mon esprit se perdit dans mes pensées amoureuses.
-Amy Lee !
Je sursautai de surprise, levai les yeux au ciel et vis mon professeur de maths, un homme trop mince et chauve, au visage haineux, posté devant moi, les bras sur les hanches, signe d'agacement.
-Amy Lee, essayez de mieux suivre le cours, je vous pris ! , dit-il de sa voix hautaine.
- Oui, désolée .
Ma voix était faible et douce. Je baissai la tête à nouveau. Je les sentais. Je sentais les regards des autres sur moi, j'avais attiré l'attention sur moi,chose que je détestais. Je les sentais encore, ces regards, ce regard. celui d'Ahmon. Il devait me regarder, j'en était certaine. Mes joues prirent tout à coup une couleur pourpre. Je rougissais, encore. Amy Lee. Un magnifique prénom, vous ne trouvez pas ? Que quoi trop long à mon goût, c'est pour cela que je préférais qu'on m'appelle Amy ou Lee , l'un des deux. C'est ma mère qui avait choisi mon prénom. Elle voulait m'appeler Emilie, mais elle trouvais que le prénom manquait d'originalité, c'est donc pour ça qu'elle en a changé l'écriture tout en gardant la phonétique. Le reste du court passa avec une lenteur sans fin. Comme à chaque court de maths, j'avais écris dans mon cahier. Durant le cours j'y avait écrit le début de ma matinée, la peur d'avoir à affronter mon père ( même s'il faudra bien que je l'affronte ce soir ), comment j'ai attiré tout les regards sur moi. Et bien sur j'y avait écrit encore mon amour, mon amour indélébile, ma passion et les battement fous de mon coeur, mon souffle qui s'accélère et se saccade, mon pouls devenant rapide ...
Ma matinée s'enchaina, toujours aussi lente et ennuyeuse que les jours précédents. Français, Histoire et Philosphie, voilà à quoi c'était résumée ma matinée. 12hoo, l'heure du déjeuner avait enfin sonnée, je pouvais m'exiler dans mon coin, sans que personne ne le remarque, comme d'habitude devrais-je dire. J'étais invisible aux yeux des autres, pour eux j'étais " la fille bizarre", ce qui d'un côté ne me déplaisait pas. Comme ca , je pouvais être tranquille, je n'aurais personne à qui faire partager ma souffrance. Certains disent que tout est mieux que d'être seule, dans mon cas, je préfère être seule. Je n'aurais pas à souffrir pour les autres. Je sortis de la salle aussi vite que je pus et partie me réfugier dans un coin de verdure dans l'immence cour de mon lyçée, à l'abris de tout regards.L'air été chaud pour la saison. J'enlevai donc ma veste de coton noir. Je pouvais me le permettre ici. J'étais seule et donc personne ne remarquerait mes bras imprimés d'ecchymoses variants du bleu au violet selon l'intensité des coups ayant été portés. Dans ma course matinale, j'avais oubliée de me prendre quelque chose à manger pour ce midi. Je ne déjeunerais pas non plus, tant pis. Je repliai mes genoux contre mon torse, roulai mon gilet en boule et le mis sur mes genoux puis reposai ma tete sur mon oreiller de fortune tout en enlaçant mes jambes de mes bras meutries de blessures. Je fermai les yeux et me mise à fredonner. My Last Breath, d'Evanescence. Une musique magnifique.Je me plongeai dans mes pensées, perdant encore une fois tout repères.Alors que j'étais perdu dans mes pensées quelqu'un m'obligea à m'en sortir. Je sentis des mains se poser fermement sur mes épaules. Mais qui donc osait me parler, pire me toucher, moi " la fille bizarre" ? Rapidement, je sentis une odeur chatouiller mes narines. Elle me rappela étrangement quelque chose. Les souvenirs refirent rapidement surface. Mon esprit repartit quelques heures en arrière, en mathématique , et rapidement, une voix se fit entendre confirmant mes idées.
- Hey Lee ! dit-il d'une voix joyeuse, quelque chose d'inhabituelle à mon égard.
-Ouu-Ouu-Oui ?
Mon coeur implosa dans ma poitrine. J'eus peur qu'il ne cesse de battre et rompe cet instant si rare. Je me retournai timidement et vis son magnifique visage, aux trait qui ferait jalouser n'importe quel homme. Il me regarda avec un sourire en coin, mon coeur chavira. Mon corps commenca a trembler.
- Aujourhd'hui est un jour spécial, n'est-ce pas ? , dit-il avec un sourire en coin, comme un enfant taquinant ses parents
-De...De quoi veux-tu parler ?
- Bah on est le 18 octobre ! me dit-il d'une voix faussement choqué
-Et alors ? dis-je d'une voix faible, à peine audible
-Et alors ? Bha c'est ton anniversaire Lee, tu vas avoir 18 ans !
Sa voix était pleine d'entrain, comme un enfant s'adressant à un ami .Pourquoi était-il comme ça ? Lui, qui auparavent igonorait ma présence était posté devant moi et me parlait, comme si nous étions amis depuis des années. Etrange.Délicieusement étrange.
- Ah oui, c'est vrai. Comment le sais-tu d'ailleurs ?
- C'est un petit oiseau qui me l'a dit.
Oh, un petit oiseau. Que j'aimerais connaîte ce petit oiseau en question, et le remercier du bonheur qu'il m'a causé. Un silence pesant s'installa en nous, j'avais la tête baissée, je n'osais pas le regerder dans les yeux. On ne sait jamais, mon coeur pourrait s'arreter, ou je pourrais m'évanouir et rompre un si beau momont. Après une minute d'un intense silence, il reprit la conversation.
- Alors, que vas-tu faire pour ton anniversaire ? Une soirée entres amis ?
- Hum...Rien, dis-je faiblement
-Rien ?! S'étonna-t-il
-Non,rien, dis-je embarassée.
En même temps, avec la vie que je menais, l'enfer quotidien dont j'étais la cible, avoir ne serais-ce qu'une soirée de bonheur, une soirée avec des amis, relevais de l'impossible. Ma vie était vraiment minable, j'étais minable. Je me demandais bien ce qu'il pouvais penser de moi à cet instant précis. La conversation avait tournée court.J'étais incapable de parler, mon coeur battant m'empéchait de parler correctement. Saleté d'adrénaline. Malgrès tout, après une bonne minute d'un silence lourd il s'assit à mes côtés, sans rien dire. J'hoquetai silencieusement de stupeur face à tel comportement. Enfin quelqu'un c'était assis près de moi, et pas n'importe qui en plus, Ahmon. Celui pour qui me coeur battait si fort, mon âme soeur. Mes jambes croisées et mes mains étroitement liées sur mon ventre trahissait mon angoisse. Il me lança un sourire simple mais sincère, surement déstiné à me calmer, qui au contraire affola encore plus mon pauvre coeur meurti. Mon esprit vagabondant, je n'avais pas réalisé que mes bras ainsi disposés laissaient apparaitre mes blessures. Quelle idiote j'avais faite.Pourquoi avais-je ainsi pris le risque d'enlever mon gilet sous pretexte que personne ne m'approcherai. Ahmon les remarqua presque aussitôt et poussa un petit cris d'horreur. C'est vrai que ce n'était pas très beau à voir. Presque chaque parcelle de ma peau était colorée par des ematomes, j'avais même quelques griffures par ci par là. Je sentis mes joues s'empourprer et devenir plus chaudes. Fuir. Je devais fuir.Je me levais d'un bond , rassemblai mes affaires et m'appretai à partir sans demander mon reste quand une main se glissa dans la mienne. Ahmon me retenait. La raison m'obligea à me retourner et le regarder. Ses yeux n'exprimait aucune émotion , si ce n'était que de l'incompréhension.
- Non, reste...s'il te plait.
Sa voix était douce, on aurait même put y détecter un petit tremblement dans le timbre de sa jolie voix. Sa main serra encore plus fort la mienne, provoquant d'intenses frissons en moi. Doucement, il ramena sa main liée à la mienne près lui, me forçant donc à me rassoir. Ma respiration commença à s'acceler, mon coeur à battre encore plus fort et mon corps à trembler. Je paniquais. Ma vue se brouilla et des larmes firent leur apparitions. Voilà que maintenant je pleurais devant Ahmon, quel abrutie j'étais. Sa réaction me surpris au plus haut point. Comme si c'était normal entre nous, il me pris au creux de ses bras, caressant d'un geste mécanique mon bras, tentant de me calmer. Chaque caresse provoquait en moi un véritable incendie. Il ressera encore plus fort son étreinte. Qe c'était bon. Je me sentais en sécurité dans ses bras, tout n'avais plus aucune importance. Le monde aurait put s'effondrer devant moi que je n'y aurait même pas prété attention. Je me calmai difficilement, mais réussis, tout de fois. Alors que j'esperais qu'il aurait oublié, ce qui était simplement impossible, la question fatidique se posa.
- Lee, qui t'a fait ça ?
Rien. Je ne dis rien. Je ne devais rien dire, et de toute manière je ne dirais rien. Je serrai les dents. Forte. Je devais être forte, surtout face à Ahmon. Il insista et me repeta la question à plusieurs reprises, chaque fois avec plus d'intention, avec plus d'espoir d'avoir une réponse. Malgrès mes efforts, je ne réussis pas à être aussi forte que je l'aurais voulu. De nouveaux sanglots firent leur apparitions. Cette fois, Ahmon n'osa pas me toucher. Etait-il dégouté, de moi ? Cette pensée créa un nouveau sanglots encore plus fort, mais il passa inapercu face au flot de larmes que j'avais versé peu de temps avant. Les sanglots partirent peu à peu, et je pus parler presque correctement.
- Ahmon...
- Mais Lee, pourquoi tu ne veux pas me le dire ? Tu peux me faire confiance., dit-il sa voix pleine d'intentions.
-Je..Je ne peux pas.
- Hum...Très bien. Quoi qu'il en soit si un jour tu veux m'en parler, je suis là. Même si on ne se connait pas vraiment, je ne supporterais pas qu'on te fasse de mal, compris ?
Le timbre de sa voix disait vrai. Il était sincère. Il s'inquiétait donc pour moi. Je me remis à pleuer, de joie cette fois. Il était si bon de se sentir...apprécié. Un sentiment que j'avais perdu depuis quelques années.
- Dis, tu fais quoi ce soir ?
-Moi?...Hum...Rien.
- Très bien, puisque tu n'a rien prévue, on va passer la soirée ensemble, je refuse que tu passes tes 18 ans seule.
Il dit ça avec un tel entrain que ça en était effrayant. Un sourire se dessina sur mes lèvres. J'allais passer la soirée avec Ahmon. Que demander de mieux ? Ahmon dut partir, le moment magique était rompu. Un élan de tristesse me pris, mais fus rapidement envolé, il recommenceras ce soir. Nous avions rendez vous à 20h00, dans le parc, situé à a peine quelques mètres de chez moi. La reste de la journée passa tranquillement, mais avec une lenteur effroyable. J'avais hâte de finir les cours et pouvoir rejoindre Ahmon. Plus vite que je ne l'aurais pensé, les cours se finissèrent aussi rapidement. Je partis aussi rapidement que possible et sautai dans le premier bus pour rentrer chez moi. Mais malgrès tout, la poisse était derrière moi. Mon bus fut pris dans les embouteillages du centre ville, ce qui me retarda de 30 minutes. Une fois sortie de mon bus, je pressai le pas jusqu'a chez moli, quand quelque chose me revint à l'esprit: Mon père. A l'heure qu'il était, il devait être saoul, comme d'habitude. Mon coeur se serra, mes mains devinrent moites et tremblantes.J'ouvris la porte, lentement. Il n'y avait rien. Je posais mon sac et entrai dans mon salon. Il était là. Avachi dans le canapé, sa bouteille de Whisky à la main, son visage haineux me toisai. J'avais peur.
- Pourquoi es-tu ainsi en retard ? me hurla-t-il dessus
-Le Bus, il a eu du retard.
- Du retard ? DU RETARD ? Menteuse! Tu es une menteuse et je détèste les menteuses !
Il se leva du canapé avec fureur. Il me faisait peur, vraiment. Il posa violemment sa bouteille sur la table, puis se retourna vers moi, les yeux pleins de haine. Il souffrait. Mon père souffrait, c'est donc pour ça qu'il buvait tant, depuis que ma mère était morte. Il noyait son chagrin dans l'acool. Alors que je m'appretais à courir vers ma chambre pour me cacher, il me rattrapa et me pris par les cheveux. mes jambes cédèrent. Mon père me releva à sa hauteur par la seule force de mes cheveux. J'avais mal, terriblement mal. Une fois debout il lacha prise, laissant derrière lui une poignée de mes cheveux noirs flotter dans l'air. Sans me laisser à peine le temps de respirer, il me rua de coups. son poings frappa ma machoire avec une telle violence que j'en tomba à terre. Par reflexe, je portai ma main à ma bouche. Elle avait un drole de gout, elle était chaude, elle était rouge. J'écartai ma main, elle était ensanglanté. Ma bouche emplit de sang. Il continua. Cette fois ci, il me tabassa à coup de pieds dans le ventre et les côtes. J'hurlai de douleur, le suppliai d'arreter, mais rien à y faire, il continuait. Il me releva , encore par la seule force de mes cheveux, j'étais incapable de me lever par moi même. Il me regarda quelques secondes en silence. Son visage était rouge de colère, par ma faute. Je l'avais rendu dans cet état, je méritais ces coups. Il me rejeta à terre, sans aucun scrupule, et me donna un dernier coup, un coup fatal. Encore une fois, j'hurlai de douleur, et crachai mon sang. Ruée par les coups, je perdis connaissance.
Joyeux anniversaire, Amy Lee...
~ ~ ~
Voici le premier chapitre. N'hésitez
pas à me faire parvenir vos impressions,
vos idées ou vos questions ;)